La restauration des talus de montagne, écosystèmes façonnés par les activités humaines et en particulier par le tourisme hivernal soulève la question du choix du matériel végétal.
Taïna Lemoine, chercheuse en écologie et biologie évolutive des plantes
Dans les domaines skiables, les talus créés lors de la construction de pistes ou d’infrastructures peuvent être revégétalisés soit avec des plantes locales issues des prairies environnantes, soit avec des mélanges commerciaux non locaux, parfois sélectionnés en plaine ou à l’étranger. Mais quelles différences écologiques cela entraîne-t-il ?
À travers une approche expérimentale combinant essais en pots à Grenoble et sur site au jardin du Lautaret, les scientifiques ont étudié l’effet de la sélection humaine et de la culture en plaine sur les stratégies écologiques des plantes et leur capacité à s’adapter à un nouvel environnement. Ils ont évalué la variabilité fonctionnelle chez l’Anthyllide alpestre utilisée en revégétalisation, selon un gradient de provenance des semences allant du sauvage au certifié commercial, sur pente et sur terrain plat. Ils testent ainsi l’hypothèse selon laquelle la sélection, volontaire ou involontaire, modifie le phénotype et la plasticité des plantes.
Ces travaux mettent en lumière l’importance de repenser le choix des espèces et des génotypes mobilisés pour la restauration écologique, afin d’améliorer l’adaptabilité des espèces végétales face aux changements environnementaux actuels et futurs.
Mis à jour le
Horaires
Prochaine ouverture
Jardin du Lautaret, Col du Lautaret, 05480 Villar-d'Arêne
Accessibilité
Informations non communiquées par l'organisateur
Événements à proximité • Villar-d'Arêne